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Ce que savait la nuit

Résumé de l’éditeur : Les touristes affluent en Islande et les glaciers reculent lentement. Le cadavre d’un homme d’affaires disparu depuis trente ans émerge du glacier de Langjökull. Son associé de l’époque est de nouveau arrêté et Konrad, policier à la retraite, doit reprendre bien malgré lui une enquête qui a toujours pesé sur sa conscience, en partie sabotée par la négligence d’un policier toujours en service. Au moment où il pensait vivre sa douleur dans la solitude – le meurtre de son père n’a jamais été élucidé et sa femme vient de mourir d’un cancer –, Konrad doit reprendre ses recherches, malgré les embûches et la haine. Seul le témoignage d’une femme qui vient lui raconter l’histoire de son frère tué par un chauffard et le supplie de trouver ce qui s’est passé pourrait l’aider à avancer… Ce nouvel enquêteur, jumeau littéraire d’Erlendur, permet à Indridason de développer le spectre de son talent. Konrad est né en ville, il a eu une enfance difficile, il vient de perdre l’amour de sa vie, il est en train de renoncer à lui-même. Arnaldur Indridason se place ici dans la lignée de Simenon, avec la construction d’un environnement social et affectif soigné et captivant. Un beau roman noir sensible aux rebondissements surprenants.

Note de lecture : ❤️❤️❤️❤️❤️

Quoi de plus frustrant pour un policier que de ne pas pouvoir résoudre une enquête qui lui tient à cœur. Pas parce qu’il est directement impliqué mais parce qu’il pense être passé à côté de l’indice qui lui aurait permis de la résoudre. Imaginez le désarroi de Konrad lorsque le corps de Sigurvin, disparu depuis 30 ans, est retrouvé dans le glacier Langjokull par des touristes allemands. L’enquête arrêtée 30 ans plus tôt va pouvoir reprendre, mais sans Konrad, inspecteur principal il y a 30 ans mais désormais à la retraite.
Le principal suspect de l’époque, Hjaltalin, est aussitôt arrêté et emprisonné pour s’expliquer. Ce dernier clame de nouveau son innocence comme 30 ans auparavant. Il s’est disputé avec la victime mais n’est pour rien dans sa mort. Hjaltalin réclame un entretien avec Konrad pour lui expliquer qu’à la veille de sa mort il n’a rien à cacher et que sa propre vie a été gâchée par des rumeurs et ces fausses accusations. L’accusé mourrant demande alors à Konrad de reprendre et résoudre cette affaire abandonnée il y a 30 ans.
Konrad reprend là où il l’avait laissé, mais avec des moyens plus limités n’étant plus officiellement policier. Marta, son ancienne chef, lui donne l’autorisation de poursuivre mais c’est surtout la demande de Herdis, sœur d’un accidenté de la route, renversé quelques années auparavant, qui va mettre Konrad sur une nouvelle piste, sérieuse, qui va cette fois lui permettre de résoudre, enfin, l’affaire de sa vie. Une nouvelle enquête pour Arnaldur Indridason. Un nouvel enquêteur pour une affaire qui s’annonce difficile. Le passé proche de l’enquêteur entoure cette affaire délicate. Trente ans d’une disparition et d’interrogations qu’il faut résoudre. Comme à chaque opus l’intrigue parait simple mais les solutions sont nombreuses. L’auteur à l’art de porter l’intrigue jusqu’au bout. Une écriture maîtrisée pour une intrigue bien menée. On retrouve toujours dans cette écriture nordique une efficacité sans effusion et sans violence ou seulement suggérée. Un bon roman venu du froid à déguster au coin du feu.

A l’occasion de son 40ème anniversaire, la maison d’édition Métailié avait publié ce nouvel opus de Arnaldur Indridason avec un superbe visuel et surtout un nouvel enquêteur ! Nous y faisons un peu mieux la connaissance de Konrad que nous avons croisé récemment dans La Trilogie des Ombres. Bien que retraité, ce policier un peu désabusé, aime à résoudre des enquêtes classées, mais là, il s’agit d’une affaire personnelle non élucidée depuis plus de 30 ans… Quel bonheur de retrouver la plume de ce grand écrivain. Ce roman se lit avec beaucoup de fluidité et les chapitres s’enchaînent avec facilité. Les phrases sont courtes et le style très dialogué. Un coup de chapeau particulier au traducteur Eric Boury qui joue sans doute un rôle important dans la qualité du texte en français. Ce roman noir nous replonge dans l’atmosphère mystérieuse de l’Islande, mais sans négliger la réalité sociale. On s’attache réellement à ces nouveaux personnages et même si Konrad est taciturne, j’espère le retrouver dans de nouvelles enquêtes.

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