Miettes (humour décalé)

Résumé de l’éditeur : « Au milieu de la cour, dans les couloirs du lycée, à l’arrêt de bus, c’est à qui sera le plus viril. Moi évidemment, avec mes bras comme des bretzels et mes livres, je suis hors circuit. »
C’est la fête de fin d’année au lycée. Sur scène, seul face aux élèves, professeurs et parents, un adolescent prend la parole, comme un numéro de stand up. Avec beaucoup d’humour et d’intelligence, il raconte en une heure son histoire, celle d’un garçon rejeté, moqué, harcelé et agressé…

Le harcèlement scolaire et les humiliations sont courantes aujourd’hui. Cela touche les adultes, mais c’est encore plus dur lorsque nos enfants ou nos adolescents les subissent. Toutes les périodes d’une scolarité sont difficiles mais le lycée est sans doute la période charnière, à la croisé d’une enfance qui se termine et d’une vie d’adulte qui commencera à la fin de la terminale. C’est aussi là que les attitudes se dessinent, changent, dérapent. Les clans et les groupes se forment pour le meilleur et parfois pour le pire… Cette histoire parle du pire, des humiliations subies, des coups et surtout des non-dits, du fameux « ça va aller, ce ne sont que des gosses ! ». Sauf que pour ce garçon aux bras de Bretzels, c’est allé trop loin. Il aurait pu s’enfermer, se laisser dépérir ou commettre le pire, mais il a décidé de parler quand beaucoup d’autres choisissent de se taire. Alors il monte sur scène, stressé, pas préparé à la suite, pas vraiment prêt. Il est en Miettes. Il commence par son quotidien, par lui, l’intello à lunettes, celui qui est a part, qui n’a peut être pas beaucoup d’amis, celui qui est choisi en dernier au moment des matchs de foot et qu’on choisit surtout parce qu’on n’a pas le choix… Bref, le garçon fragile qu’on hésitera pas à sacrifier sur la place publique lors d’une soirée trop arrosée… Mais ce garçon décide de parler, avec l’aide d’une amie proche, il raconte son calvaire, ce qui lui ai vraiment arrivé, ce qu’il a subi et comment il l’a vécu, ou ce qu’il aurait pu faire pour se venger. Mais être plus stupide que les autres ne semble pas lui convenir. Être un garçon, ce n’est pas s’abaisser à cela. Alors il parle. Il émeut, il raconte et il répare peu à peu les miettes qui faisaient parties de lui… A la fin de cette lecture on peine à refermer le livre. 46 pages d’un discours que beaucoup croient au départ tourné vers l’humour, à la manière d’un stand-up comme les humoristes le font régulièrement et comme le titre du livre pouvait le suggérer. Ce n’est pas le cas. Bien au contraire, le lecteur est vite plongé vers les situations dérangeantes, déplacées, inappropriées, jusqu’au final, aussi intense que prenant et libératoire pour ce jeune homme mais aussi pour le lecteur. Un seul chapitre, un seul discours pour décrire l’innommable. C’est très fort, d’une écriture qui sonne juste et qui laisse sans voix quant à ce que nos enfants peuvent subir à l’école et le rôle des professeurs et des parents, leurs protecteurs. Une lecture pour les adolescents, mais peut être encore plus pour leurs parents.

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