Zone blanche

Résumé de l’éditeur : Maxime est un musicien célèbre. Depuis longtemps il a rompu les ponts avec sa famille et n’a plus que des contacts épisodiques avec son frère cadet, Christophe. Mais lorsque celui-ci disparaît sur une ZAD, lors d’une opération des gendarmes mobiles, il répond à l’appel de sa compagne et se joint aux recherches. Ce qui n’est, croit-il, qu’une parenthèse dans une vie réglée par l’ambition et la discipline va pourtant se prolonger. Sur la ZAD où luttent côte à côte militants anti-nucléaires, paysans, utopistes mutants et marginaux cabossés par l’existence, Maxime fait en effet la connaissance d’Émeline, la compagne de Christophe, et surtout de Lilia, leur petite fille de quatre ans. Quel était le sens de la vie de Christophe en ces lieux, telle est désormais pour lui la question. Avec un sens aigu de la fusion, Jocelyn Bonnerave construit un texte où sonnent ensemble souvenirs d’enfance, fragments de lutte, introspection coupable, délibérations sans fin. Maxime, à la recherche de son frère perdu, tantôt ami, tantôt ennemi, va tout remettre en jeu.

https://www.lerouergue.com/catalogue/zone-blanche

Avec ce nouveau roman, Jocelyn Bonnerave nous fait découvrir l’univers si singulier d’une Zone A Défendre qu’il a imaginée en Meurthe-et-Moselle. On y fait la connaissance de Maxime, un musicien renommé qui enchaîne les tournées. Ses choix, sa passion pour la musique, l’ont conduit à mener une vie diamétralement opposée à celle de son frère Christophe dont il n’a plus de nouvelles. Toutefois, à la disparition de ce dernier lors d’un affrontement de la ZAD avec les forces armées, Maxime décide de suspendre ses concerts pour partir à la recherche de celui-ci. Maxime va alors faire la connaissance d’Emeline, la compagne de Christophe et surtout de sa nièce, Lilia, une fillette de quatre ans. J’ai beaucoup apprécié la sincérité qui se dégage de ce roman. L’écriture est fine, juste et sensible. Les mots sont toujours bien choisis. Le style est fluide et agréable. La musique joue un rôle primordial dans ce texte truffé de références. On voit Maxime évoluer au fil de l’intrigue car il se confronte à un univers inconnu, au collectif de cette ZAD, aux valeurs défendues par ces militants et il apprend surtout à connaître sa nouvelle famille : Emeline et Lilia. Après la sidération provoquée par la disparition soudaine de Christophe, surnommé Goku, vient le temps de l’acceptation et du deuil. Au delà de cela, une réflexion profonde sur les liens familiaux et sur l’éducation. Les personnages sont tous bien campés et touchants. Un bien beau texte de la collection « la brune » à découvrir à l’occasion de cette rentrée littéraire.

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