L’Amant de Janis Joplin

Résumé de l’éditeur : Dans le Triangle d’or de la marijuana, le Sinaloa, le jeune David, un peu attardé et naïf, est capable de tuer un lièvre d’un lancer de pierre. Ce qui en fait, malgré lui, un joueur de baseball convoité. À la fête du village, il danse avec une fille interdite, réservée au fils d’un trafiquant. Bagarre. David tue son agresseur. Son père passe un accord avec le trafiquant et l’éloigne. À Los Angeles, il est dragué par une fille qui l’emmène dans sa chambre, le déniaise puis le met à la porte en lui disant qu’elle s’appelle Janis Joplin. Il en tombe éperdument amoureux, se fait virer de son équipe de baseball pour alcoolisme et renvoyer au Mexique. David n’est pas armé pour faire face aux barons de la drogue du Sinaloa. Tout explose autour de lui, dealers, policiers corrompus, guérilleros au coeur pur, femmes fatales et même une voix intérieure. Sa vie devient une course d’obstacles, une fuite continuelle ponctuée de coups de chance. Il va de catastrophe en catastrophe, de situation dangereuse en menaces de mort. Mais il n’a qu’un seul objectif : retrouver son amour, Janis Joplin. Un polar impeccable, tragicomique virtuose, sarcastique et tendre, avec en plus l’argot lyrique des narcos.

Années 60, David Valenzuela est un jeune garçon timide et renfermé qui n’a jamais connu de femmes. Pour cause, c’est l’idiot du village de Chacala. Les jeunes de son âge le savent et en jouent. Seule Carlota semble apprécier sa compagnie, pour ce qu’il est, un gentil garçon. Le soir d’une fête, un rapprochement s’opère entre les deux adolescents et une danse très langoureuse s’engage. Le seul problème c’est que Carlota est déjà promise à Rogelio Castro, fils d’un trafiquant de marijuana du Sinaloa. Une bagarre s’enchaîne et David tue le caïd par un simple jet de pierre. Car David, même s’il a quelques difficultés, a un talent reconnu pour les lancers en tout genre, capable de tuer un cerf ou des lapins à bonne distance, au grand dam de sa cousine Maria Fernanda. Alors tuer un mafieux à courte distance rien de plus simple… Sauf si on ne mesure pas la portée de ses actes.
En tuant Rogelio, David se met toute la famille Castro à dos. Son père réussit bien à négocier son exil mais c’est sans compter sur les frères du défunt, et en particulier, Sidronio qui veut vraiment lui faire la peau, peu importe les conséquences.
David part loin de sa famille, chez son oncle. Mais les problème s’enchaînent. Le Chato, son cousin, est lui aussi recherché, mais par la police qui ne cesse de venir les importuner.
Gregorio, son oncle décide de l’occuper et le fait entrer dans son équipe de baseball. Il connaît son talent de lanceur mais ne va pas être déçu. David va exceller, au point de l’intégrer dans l’équipe qui participera bientôt à des matchs à Los Angeles. Là encore il se fait remarquer par un recruteur des Dodgers qui est prêt à l’engager sur le champ après dix exclusions consécutives. Son surnom est alors tout trouvé, le Sandy, en hommage à Sandy Koufax. Son ami, le Cholo décide de fêter ça au mépris du futur contrat et David est aussitôt viré de l’équipe, avant même d’y être entré… Une grosse déception pour lui… Quoique… Pas tant que cela car pendant la nuit, avant de boire, il a rencontré une femme qui l’a invité dans sa chambre et l’a déniaisé. En sortant de sa chambre, la jeune femme lui dit qu’il peut être fier d’avoir fait l’amour avec Janis Joplin.
Le cerveau de David est transporté. Il ne pense plus qu’à Janis, veut la revoir, partager sa vie, l’aimer.
Oui mais voilà, entre son licenciement prématuré de l’équipe des Dodgers, sa calvale pour échapper à la famille Castro, son meilleur ami, le Cholo, narco notoire, et son cousin guérillo, David n’est pas prêt d’être tranquille.
S’en suit un road movie burlesque au Mexique où David devra échapper successivement à des frères revanchards, des fiancés jaloux, des policiers véreux, des demoiselles nymphomanes, des gardiens de prisons empoisonneurs et j’en passe.
Comment David va se sortir de tout cela ? D’autant que lui et sa petite voix intérieure, sa partie réincarnable, ne pense qu’à une seule chose, retrouver Janis Joplin.
Le roman se lit vite tant l’intrigue est drôle et loufoque. Difficile d’y croire pour un polar !  Les situations sont si bien écrites et le personnage principal David si touchant de naïveté qu’on a du mal à refermer le livre.
La situation est toutefois plus complexe. Parti d’un postulat simple, la recherche de Janis Joplin, l’auteur met en évidence la complexité de la situation mexicaine. Police corrompue, trafics en tout genre, guérillas urbaines, enlèvements, séquestrations. La vie n’est pas simple et encore plus dure pour un jeune naïf, un peu attardé comme David.
C’est une belle réflexion sur la vie dans ces villes très marquées par le trafic.
On fait l’analogie, peut-être (trop ?) rapide avec Forrest Gump, mais sous un côté plus sombre. Une très belle réussite, sans parler du style d’écriture dépourvu de dialogues structurés mais qui ne gâche rien à l’élan du roman, bien au contraire.

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