L’Eventreur du Palais-Royal

Résumé de l’éditeur : Justice doit être faite, en ce matin d’été 1855 ! Appréhendé au terme d’une longue investigation, Magon, «l’éventreur du Palais- Royal», meurtrier sadique de prostituées, est conduit à l’échafaud devant lequel, jusqu’au bout, il clame son innocence. Mais quelques instants après que sa tête est tombée, on retrouve le corps d’une autre femme galante, atrocement mutilé… L’hypothèse d’une terrible erreur judiciaire éclate alors dans la presse, encouragée notamment par les déclarations d’un magistrat zélé et d’un commissaire de police obtus, persuadés que les hommes de Léandre Lafforgue n’ont pas suivi la piste qu’ils ont toujours envisagée. C’est l’heure pour le Goupil et ses agents de mener une enquête à haut risque, les obligeant à plonger dans le monde interlope, violent et tabou des amours tarifés, afin à la fois de blanchir pour de bon leur réputation d’enquêteurs et d’éviter aux pauvres filles de joie de tomber entre les griffes du pervers sanguinaire…

Voici la cinquième enquête de Léandre Lafforgue, surnommé Le Goupil, et même si je n’ai pas lu les quatre tomes précédents, je n’ai pas été gênée dans l’évolution de ma lecture. L’intrigue se déroule en 1855, dans le Paris de la Deuxième République, sous Napoléon III. Alors qu’un criminel surnommé « L’éventreur du Palais Royal » tue des filles de joie, Magon est arrêté et condamné à la peine capitale alors qu’il clame son innocence. Mais sa tête à peine tombée, une nouvelle prostituée est retrouvée atrocement mutilée. Léandre Lafforgue reprend alors l’enquête car la presse commence à s’emparer de l’affaire : s’agit-il d’une terrible erreur judiciaire ou un nouveau meurtrier aurait-il repris le même mode opératoire ? L’excellent prologue et la solidité du premier chapitre permettent de bien poser les bases de l’enquête, ou plutôt des enquêtes avec de nombreuses références en flash-backs dans les chapitres suivants. Le Goupil est un enquêteur minutieux et attachant. Même si rien ne permet de douter de la culpabilité de Magon dans le dossier, les policiers n’ont jamais réussi à lui soustraire des aveux. Léandre Lafforgue s’attache donc à remonter le fil du temps pour recenser les filles publiques assassinées dans les mêmes conditions depuis 1848 pour croiser les informations… L’écriture de Sylvain Larue est vraiment agréable et respectueuse des spécificités langagières de cette deuxième moitié du XIXème siècle. Une lecture très plaisante et un cadre historique soigné. À découvrir sans la moindre hésitation !

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