Je suis l’hiver

Résumé de l’éditeur : Jeune diplômé de l’école de police, Pampa Asiain est muté dans le village de Monge, à des centaines de kilomètres de Buenos Aires. Là-bas, il n’y a rien – une route, un bar, une quincaillerie, des maisons abandonnées – et il ne se passe rien, du moins en apparence. Jusqu’à ce soir d’hiver où un appel téléphonique l’envoie sur la rive d’un lac. Pampa y trouve le corps d’une jeune fille pendue aux branches d’un arbre. Contre toute attente, il décide de ne parler à personne de sa découverte, et c’est d’une manière peu orthodoxe qu’il va se mesurer aux secrets de cette petite communauté… Entre Fargo et Twin Peaks, Ricardo Romero nous emmène dans un territoire au plus profond de l’Amérique où nos tragédies se font insignifiantes devant l’immensité de la nature. Fort de son atmosphère onirique et poétique, Je suis l’hiver hantera longtemps le lecteur avec ses décors enneigés et ses personnages seuls, profondément humains. En Argentine, Je suis l’hiver a remporté le premier prix du Fonds national des arts en 2017.

Voilà un roman sensible autour de la blancheur de la neige qui se démarque réellement dans le paysage actuel du roman noir ! J’ai immédiatement été séduite par le magnifique visuel blanc qui tranche réellement à côté du rouge et du noir des autres livres de ma bibliothèque. Un roman troublant qui prône la lenteur ; idéal à lire en cette période de confinement marquée par un changement de rythme. Guidé par le narrateur -Pampa Asiain-, on découvre des personnages au fil des chapitres, mais on cerne surtout leurs personnalités propres. Dans ce roman noir, ce n’est finalement pas le crime qui a de l’importance, mais l’atmosphère et les personnages… Pour finir, j’ai écouté avec grand plaisir les titres présents sur la dernière de couverture. La playlist est en ligne sur le site de l’éditeur et accompagne merveilleusement bien la lecture : http://asphalte-editions.com/livre/je-suis-lhiver/. Ce titre, aussi touchant que dépaysant, est vraiment une belle surprise alors n’hésitez pas à vous plonger dans l’ambiance feutrée si particulière de Ricardo Romero qui arrive à embellir la trivialité. Décidément, tout est réussi dans ce roman, j’ai bien envie de découvrir d’autres titres édités chez Asphalte !

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